01.03.2008

les blogs du nouvel obs/ Alliance Citoyenne: la fausse improvisation

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Alliance Citoyenne : la fausse improvisation
Sacré défi que celui d’exister médiatiquement face aux candidats favoris… A Bordeaux, la liste Alliance citoyenne a choisi de multiplier sans complexe les coups d’éclat.


Dans la capitale girondine, tous les regards se sont naturellement focalisés sur le duel annoncé entre les deux Alain : Juppé, Maire sortant UMP, et Rousset, Président PS de la région Aquitaine ont tiré sur eux toute la couverture (médiatique) de cette campagne pour les municipales. Mais la liste Alliance Citoyenne est passée pro dans l’art de jouer les trouble-fête.
Menée par le centriste indépendant Marc Vanhove, la liste Alliance citoyenne est une liste d’union, regroupant le Parti Indépendant pour la Culture (PIC) de Stéphane Boudy et le Parti Citoyen Ecologiste Européen de Jean-Pierre Roche. Unis autour du projet « Bordeaux, capitale de la qualité de vie », les candidats de la liste Alliance Citoyenne, ont élaboré leur programme politique autour de quatre thèmes phares que sont la citoyenneté, la culture et l’art de vivre pour tous, l’économie performante et la solidarité, et enfin l’écologie urbaine. C’est autour de la question de l’aménagement urbain que les porte-drapeaux de l’Alliance Citoyenne s’autorisent toutes les audaces. Fustigeant certaines « erreurs accumulées » en la matière par la municipalité actuelle qu’ils accusent de « mépriser Bordeaux », les candidats de l’Alliance Citoyenne arpentent ensemble le centre-ville pour dénoncer ces contre-exemples et faire la publicité de leur vaste projet urbain. Pour susciter toujours l’intérêt des médias locaux malgré la récurrence de ces promenades, les candidats n’ont pas manqué d’imagination et d’originalité, assumant le risque d’être taxé d’extravagance…

Dandy à skis

L’Alliance citoyenne a théâtralisé chacune de ses interventions, aidée par le flamboyant Jean-Pierre Roche. Afin par exemple de critiquer la tortue de bronze d’Ivan Heimer, véritable « cheveu sur la soupe » qui trône Place de la Victoire, cet antiquaire à la ville a récité une fable à l’adresse de l’animal improbable. Pour dénoncer le pavage « casse-gueule » de la Rue Sainte-Catherine, grande artère commerciale de Bordeaux d’1,2 kilomètre de long, Stéphane Boudy et Jean-Pierre Roche ont tenté de la descendre à skis, devant des passants pour le moins pantois. Le coup fut assez réussi puisque les deux skieurs ont justement retenu l’attention des cyclistes et des patineurs, qui tout sourire, abondaient dans leurs sens, se disant parfois victimes de sacrées gamelles… Et Jean-Pierre Roche, accompagné d’un bonhomme de neige plastique, d’espérer : « Si tous les Bordelais qui sont tombés votent pour nous, nous ferons un sacré score ! ». A l’issue de quelques glissades, les deux candidats ont renoncé à leur pari de descendre la rue entièrement, et ont profité des micros et caméras pour développer leurs cinq propositions d’écologie urbaine, dont le refus du pont autoroutier, et l’embellissement des places publiques « ratées » comme la « place stalinienne » de Pey-Berland. En plus du geste, il y eu le bon mot : « L’aménagement urbain à Bordeaux, faut dire ce qui est sans resquiller pour me faire skier cela me fait skier ! » déclara le très solennel Jean-Pierre Roche. En guise de final, ils firent intervenir les citations hétéroclites de Mao Tsé Toung, René Char ou encore Rimbaud, sans oublier Chaban-Delmas, Maire de Bordeaux de 1947 à 1995 qui, jurent-ils dénonçait avant eux « la verrue du Parking Victor Hugo ». Ainsi donc se résume la stratégie de communication d’Alliance citoyenne : appâter les médias par la perspective de pouvoir traiter les municipales sous un angle farfelu, pour ensuite évoquer plus sérieusement les projets qui les tiennent à cœur.

Mais attention, la recette ne fonctionne pas uniquement pour la question urbaine. Malheur à ceux qui en ont ainsi prédit l’épuisement ! Le 24 février, les candidats de l’Alliance Citoyenne organisent ainsi « la ronde de la mono-parentalité » en face de l’Hôtel de ville, restant ainsi les chorégraphes de leur médiatisation.

Emmanuelle Bonneau
le 27 février 2008

21.01.2008

"Percer les bulles"

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A la suite des deux Alain, dont l'un sera maire de Bordeaux jusqu'en 2014, passage obligé par le PIC, Parti Indépendant pour la CUlture. Lancé à l'inititive de Stéphane Boudy, professeur de philosophie au lycée Max Linder de Libourne, jeune écrivain* et membre d'une vague périgourdine "arty" ayant débarqué à Bordeaux au début des années 90, le PIC entend imposer la culture au centre des débats de la campagne des Municipales.

Pourquoi la culture au centre?
Parce que c'est ce qui fait réfléchir, qui rend libre et responsable, fait comprendre à chacun sa propre existence. Un "moyen raffiné de comprendre et d'exercer la vie" dixit Antonin Artaud, la " catharsis indispensable pour se comprendre et s'assumer" selon Aristote. C'est également un moyen d'émancipation des peuples, comme d'enrichissement. Plus un individu est cultivé, plus il apporte et rapporte à sa société.

Pourquoi cette liste?
Pour prendre en main notre destin. Par chez nous, la culture est la cinquième roue du carrosse. Les interlocuteurs politiques qui en ont la charge n'ont que peu de connaissance du terrain. C'est un poste honorifique; leur désignation relève souvent d'un acte de sympathie ou d'un retour complaisant. Dans une démocratie contemporaine, ceci n'est plus acceptable. Cette candidature marque ce refus et une exigence de compétence, avec l'idée d'un développement culturel réconciliant culture populaire et élites, à l'inverse de ces fêtes sans contenu ou de ces institutions pointues parlant toujours aux mêmes. L'élitisme pour tous, ça marche. Prenez pour exemple le Festival International du court métrage de Clermont-Ferrand: toutes les populations sont concernées, et toute l'année. Ou ne serait-ce que Fest'arts à Libourne.

D'où vient votre volonté d'implication personnelle?
Arrivé à Bordeaux avec des amis talentueux, j'en ai vu la plupart partir et réussir sous d'autres cieux; cette ville ne sachant offrir quelques perspectives à sa jeunesse créative. Toutefois, il y a certainement une dynamique plus intime: mon parrain était sénateur-maire de Dordogne et m'a transmis une autre vision de la politique, loin des lieux communs et du " tous pourris". C'est une somme de réels emmerdements qui nécessite beaucoup de courage, mais offre également beaucoup de rencontres. C'est la connaissance de l'autre et la possibilité de "percer les bulles", d'abattre les barrières, de faire se croiser les milieux qui s'ignorent ou ne se connaissent pas.

Quel est le contenu de votre programme?
Tout d'abord, dès 2009, la création d'un grand évènement donnant à Bordeaux une identité et une dimension internationales, un évènement capable de générer un In et un Off, où 90%de la programmation serait étrangère, avec une équipe dédiée à l'année... L'été semble la bonne période, quand les lieux sont disponibles et que la ville puisse facilement s'investir. Bien entendu, notre rôle au PIC n'est pas de proposer une programmation. Des personnes vivant ici, comme Eric Bernard (Les Grandes Traversées, ndlr) sont tout à fait à même de conduire ce type de projet. Il faut également développer l'aide à la création, augmenter le budget des enveloppes individuelles, actuellement dérisoires, mettre à disposition des ateliers, promouvoir nos artistes à l'international, et dans les administrations, nommer des responsables culturels et désigner des élus de tutelle compétents. Quand Michelle Delaunay parle de santé, j'y crois. Quand tous les adjoints à la culture parlent de leur délégation, c'est une autre histoire. Côté éducation et écoles primaires, à la charge des mairies, il faut les faire participer au grand évènement, appuyer leurs rencontres avec les associations culturelles et d'artistes, les arts plastiques et la musique... La Culture, c'est aussi un art de vivre. C'est pourquoi il nous importe de veiller à des rénovations de logements sans flambée de loyer, de poser la question de l'absence des handicapés dans la ville, de demander plus de marchés équitables, de veiller à ce que la voiture accède encore au centre-ville, car il y a aussi des gens à Cestas ou Parempuyre sans tramway à leur porte. Pour une vie culturelle intense, il nous semble qu'il faut accepter la bagnole, surtout le soir.

Que pensez-vous des deux principales têtes de liste à ces Municipales, notamment sur le dossier culturel?
Pour Alain Juppé, la culture c'est une faiblesse, pour Alain Rousset, c'est un challenge. Le premier est brillant intellectuellement, il en joue, c'est presque humiliant pour les autres, mais il reste seul. Le second est un homme de terrain, bien conseillé, entouré d'une équipe, et il peut gagner sur le thème de la culture. Mais il est sûr que pour l'un comme pour l'autre, ce n'est pas leur passion.

Quel est votre espoir?
Nous souhaitons atteindre les 5%, mais ça va être dur sans argent. Nous ne pourrons imprimer de profession de foi, seuls les bulletins de vote le seront. Parti en campagne depuis cet été, il me semble que nous avons déjà réussi à ce que la culture imprègne les débats. C'est déjà une réussite.

[propos recueillis par José Darroquy]

* L'Avion-musique (Editions Gunten, 2006)
Les Figurants (Editions Gunten, 2004)
L'Exuvie (Editions Gunten, 2004)
La Consolation (Editions du Non Verbal, 2000)


Journal SPIRIT N° 37 Janvier/ Février 08

20.01.2008

Les blogs du nouvel obs/ Stéphane Boudy: Avec le PIC, il maintient le cap sur la culture!

3d5a7d0bc7e6c51ad276deec75e8db31.jpgStéphane Boudy a un rêve: faire de Bordeaux une ville culturelle reconnue au niveau international. Il y a encore quelques mois, son nom était surtout présent dans les théâtres et les librairies.
Pourtant, à 36 ans, ce professeur de philosophie, cinéaste et romancier à ses heures, entend bien replacer la culture au centre du débat municipal.
C'est ainsi qu'il justifie l'existence du PIC, parti indépendant de la Culture, déterminé à redorer le blason de l'identité culturelle bordelaise.

Après des études de philosophie à la Sorbonne, Stéphane Boudy devient professeur au lycée Max Linder de Libourne. Son besoin de s'exprimer l'a d'abord mené sur la scène artistique. En 1996, il tourne Le bruit de la cigarette dans l'eau, un court-métrage très diffusé lors de sa sortie dans les salles bordelaises et parisiennes, ainsi qu'à la télévision. Ses romans, (L'Exuvie en 2004, L'avion-musique en 2006...), ont pour toile de fond la guerre d'Indochine, sa grande passion avec Marguerite Duras. Avec sa compagne, la comédienne Maud Andrieux, il fonde la Compagnie du Barrage, en avril 2005. C'est ainsi qu' Un barrage contre le Pacifique, de Duras et Indochine, une adaptation du dernier roman de Stéphane Boudy, ont été adaptés sur scène. Son engagement dans le monde de la culture, ne date donc pas d'hier. Il prend alors conscience de ce dont sa ville manque pour devenir une capitale culturelle digne de ce nom. Pour ce Filleul d'un sénateur, endosser le costume d'homme politique semble tout naturel, même s'il doit momentanément abandonner ses créations.

Comment définit-il sa politique culturelle? À l'instar de Jean Vilar, qu'il considère comme un modèle en matière de leadership politico-culturel, il veut garantir une culture de qualité à proximité des bordelais. Le fil directeur de son programme en gestation, se déroule autour du tandem culture-éducation. Le programme Cult'Educ aurait pour but d'articuler le travail des institutions éducatives avec le suivi des manifestations culturelles en représentation dans la ville. Le citoyen est un acteur de premier plan dans les projets du PIC. Il doit ainsi contribuer à l'image de sa ville comme future grande capitale culturelle, reconnue à l'échelle internationale.

Le PIC: un engagement plus «ROCK»

«Se présenter à une élection municipale quand on est de simples citoyens, c'est rock » écrit-il sur son blog. Pourtant ce dynamisme qui le caractérise a été mis à rude épreuve, au début du mois de décembre dernier. Le PIC a failli être rayé de la carte des municipales, pour des raisons financières. Ce n'est qu'in extremis, avec le soutien de quelques proches donateurs, que Stéphane Boudy a pu continuer son chemin.

Fier de l'impact qu'a déjà eu la voix de ce jeune parti sur la scène politique, Stéphane Boudy se sent responsable du regain d'intérêt de ses rivaux pour les enjeux culturels de Bordeaux : «Avant nous, ce point était le grand oublié des programmes».

Il demeure cependant conscient que le PIC ne pourra pas atteindre des sommets immédiatement. Mais si sa voix a porté assez loin pour que les électeurs bordelais s'interrogent sur les réels enjeux d'une réforme de la politique culturelle de leur ville, ce sera une première victoire.

Emilie Chaudet
Les blogs du nouvel obs
18 janvier 2008

14.01.2008

La Culture avant Tout

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Samedi soir, au bar le Bokal, le PIC (Parti indépendant pour la culture) a dévoilé sa profession de foi
La foule n'était pas au rendez-vous mais les convictions de Stéphane Boudy restent intactes. Une dizaine de personnes seulement sont venues samedi, à 19 heures, au bar le Bokal, écouter la profession de foi du Parti indépendant pour la Culture (le Pic). Une demi-heure d'un discours clair et passionné dans une ambiance détendue.

Vive la culture. Le programme de Stéphane Boudy se décline en trois points : l'identité culturelle, l'aide à la création et l'éducation à la culture. Pour le premier, le Pic souhaite la création d'un grand événement culturel à Bordeaux l'identifiant dans le monde entier. À l'image des Francofolies de la Rochelle ou du Festival du court-métrage de Clermond-Ferrant.
Concernant l'aide à la culture, cela passe, pour le Pic, avant tout par une augmentation de l'enveloppe annuelle de la Mairie. Actuellement, « le budget municipal de l'action culturelle s'élève à 339 000 euros pour un budget global de 53 millions d'euros par an ». Cette augmentation permettrait, entre autres, de développer les lieux culturels et les scènes découvertes.
Pour terminer, Stéphane Boudy a abordé le sujet de l'éducation culturelle. Il souhaite par exemple que les écoliers aillent à l'Opéra une fois par an. « Je veux l'élitisme pour tous » lance-t-il en reprenant cette phrase de Jean Vilar. Il dénonce en effet qu'une infrastructure comme l'Opéra engloutisse 20 millions d'euros par an pour ne concerner qu'un Bordelais sur dix.
Un programme très « cultureux » en somme.

Stéphane Boudy reste néanmoins lucide : « On est une liste thématique. On est là pour mettre le débat de la culture sur la table. On n'a pas la prétention de gérer tous les problèmes. » Le Pic a donc l'ambition de ses moyens. Le parti vise, selon ses mots, une « représentation citoyenne » au conseil municipal. « On compte beaucoup sur le vote citoyen. Il faut savoir que beaucoup - 10 à 20 % selon Stéphane Boudy - ne souhaiteront pas voter pour un parti politique traditionnel. » D'où le nom de liste citoyenne. Le Pic, en effet, ne se revendique ni de droite, ni de gauche mais de tous les citoyens.
Site internet : http://lepic.blogspirit.com Téléphone : 05 56 44 30 11.

: Linda Douifi

04.12.2007

un soutien qui tombe à pic

60c9899c33144b96d401c5273d622012.gifUn soutien qui tombe à PIC

Samedi dernier, à la Brocante du Couvent, membres et sympathisants du Parti indépendant pour la culture (PIC) se sont retrouvés pour une soirée de soutien.

« Le PIC ? Je connais pas…» A la Brocante du Couvent samedi se sont glissés quelques intrus. Car les autres personnes présentes, une vingtaine environ, connaissent bien le Parti indépendant pour la culture. La majorité appartient à la liste. Quelques sympathisants ont également fait le déplacement pour la musique, celle de Frédéric Denépoux, concertiste guitare. La soirée de soutien est l’occasion pour le musicien de « donner un coup de main à son ancien compagnon de classe », Stéphane Boudy, tête de liste du parti. Une aide dont le PIC pourrait bien avoir besoin.

Des besoins financiers importants

5 000 à 8000 euros : c’est la somme nécessaire pour financer la création des tracts et des professions de foi. La plupart des partis se financent via la cotisation de leurs adhérents, les aides de l’Etat et les dons privées. La jeune liste, créée en juillet dernier, bénéficie uniquement des revenus des soirées de soutien (10 euros l’entrée) et de dons privés. « C'est bien sûr très difficile », explique Stéphane Boudy. Mais la liste a déjà franchi une première étape en gagnant l’engagement de 61 colistiers pour les municipales.

« Le bouche-à-oreille est à la base de tout »

Maud Andrieux et Véronique Planchard, membres de la liste, craignent que « pour une question de moyens et de traditions, les autres partis soient plus médiatisés ». Pour réussir à émerger, la liste utilise le bouche-à-oreille depuis sa création. « C’est à la base de tout. C’est simple et très humain », constate l’une d’elle. Après la prise de contact, la communication passe par le mailing et Internet grâce au blog de la liste. Mais les nouveaux militants veulent aussi expérimenter des méthodes plus traditionnelles… Comme leurs concurrents, ils se rendront sur les marchés pour expliquer leur position. Il n’ y a pas besoin d’action spécifique pour Stéphane Boudy. « C’est le programme, quand il sera dans la boite aux lettres des Bordelais, qui fera la différence.»

« La parole est donnée à la musique »

Il est près de 22h00. Le concert va bientôt commencer. Carole, éducatrice spécialisée, membre active du parti depuis deux mois, raconte qu’il s’est créé dans une atmosphère semblable. Tout le monde semble se connaître. Les propriétaires du restaurant font partie de la liste. Mais il n’y a pas de débat politique ce soir. D’autres réunions plus formelles sont prévues pour parler sérieusement. Stéphane Boudy conclut : «Ce soir la parole est donnée à la musique».

Christelle Gilbert

La culture fait le plein

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Guitare classique et liste ouverte de candidats à la candidature : Un concert de Frédéric Denépoux pour réunir des fonds, et des bordereaux où les postulants étaient conviés à confirmer leur intention ou leur souhait de briguer un mandat municipal. C'est ainsi que le « parti indépendant pour la culture » préparait samedi soir sa campagne électorale, aux Chartrons.
Selon Stéphane Boudy, animateur de cette initiative « citoyenne », soixante-dix personnes seraient déjà inscrites pour les 61 places disponibles. C'est déjà ça. « L'inquiétude, c'est que la Préfecture ne mettra à notre disposition les critères de candidature que début janvier, et quelle ne donne pas encore les formats des bulletins de vote et des professions de foi. Pour des gens comme nous, qui n'ont pas 300 militants expérimentés, c'est un délai très court avant l'élection. Ce n'est pas démocratique ».
Gageons quand même que le Pic - ni Vert, ni roses, ni bleus, mais tellement « bobo »- parviendra à surmonter l'épreuve que tant d'autres francs-tireurs ont franchie avant eux.
À part çà, les « culturels » de la campagne peaufinent leur programme, bloguent et débattent sur Internet (1), et ont élargi leur plate-forme « à l'art de vivre, qui est aussi de la culture ». Par exemple à la défense des marchés bio, ou à la dénonciation du prix des parkings payants, expliquent-ils.
Ravis de leur idée en tout cas : « tout le monde parle de culture dans la campagne, c'est grâce à nous », dit un Stéphane Boudy pas du tout convaincu par le télescopage du débat électoral et de l'objectif « Bordeaux 2013 ».
« Nous, on veut qu'il se passe quelque chose, un grand événement culturel, dès 2009 ».

: Gilles Guitton
Photo Philippe Taris

1. http://lepic.blogspirit.com

13.11.2007

blogs du nouvel obs

36d85721231995a1c5b180e4fc37919e.gifUne nouvelle liste remet la culture au coeur du débat


Le PIC- Parti indépendant pour la culture se lance dans la course aux municipales. La jeune liste citoyenne veut faire bouger les lignes de la politique culturelle de la ville et pratiquer une politique de proximité.

L’idée lui est venue naturellement. Cela fait 15 ans que Stéphane Boudy côtoie le monde de la culture à Bordeaux. Professeur au lycée Max-Linder à Libourne et philosophe de formation, il réalise des courts-métrage de fiction, mais est également écrivain (L’avion- musique, chez Gunten). C’est à partir de son expérience personnelle et d’un constat de léthargie culturelle que l’idée a germé : se présenter aux municipales. Impliqué dans une association culturelle (La Compagnie du Barrage), Stéphane Boudy n’a pas peur de franchir la ligne séparant art et politique. Bien au contraire, « c’est en étant au cœur de l’action qu’on la comprend le mieux ». Depuis la création de la liste le 11 juillet dernier, environ 80 personnes, acteurs ou consommateurs de culture, l’ont rejoint avec pour objectif la mise à l’honneur du thème de la culture dans le débat politique.

« Le citoyen n’est pas assez représenté dans les instances démocratiques »
PIC pour parti indépendant de la culture. Mais Stéphane Boudy et son directeur de campagne, Patrick Lara préfèrent l’expression liste citoyenne. Selon eux, « le citoyen n’est pas assez représenté dans les instances démocratiques ». Une de leurs principales revendications est de remettre aux commandes de la culture des citoyens spécialistes, loin des logiques partisanes. Ils souhaitent également un changement de style : être beaucoup plus présent sur le terrain, pratiquer une politique de proximité avec les acteurs de la culture au quotidien. C’est dans cette perspective que la liste revendique une totale neutralité politique.

« Bordeaux 2009 plutôt que Bordeaux 2013 »
Le programme de la liste est exclusivement basé sur la culture. Son point fort ? La création d’un grand événement culturel. « Aujourd’hui, l’offre culturelle à Bordeaux est diffuse et a une résonance locale, nous voulons créer un grand évènement qui donne une identité à la ville et joue un rôle moteur pour les plus petites manifestations», explique Stéphane Boudy. Ainsi, même si la candidature de la ville comme capitale européenne en 2013 doit être soutenue, Stéphane Boudy juge qu’il faut avant tout penser à « Bordeaux 2009 ». Autre proposition : « aller contre la politique mortuaire qui consiste à communiquer sur les artistes bordelais une fois qu’ils sont morts ». Le PIC veut créer un guide des artistes bordelais, plusieurs cités d’artistes et un journal hebdomadaire sur l’actualité culturelle de la ville.

5 à 10% : c’est l’objectif de la liste. Mais cette candidature représente déjà une action en soi. C’est un moyen d’imposer la culture dans le débat politique et d’inciter les autres candidats à renforcer leur programme dans ce domaine. Quels que soient les scores, Stéphane Boudy est prêt à exercer des fonctions municipales et pourquoi pas un poste d’adjoint à la culture…

Christelle GILBERT

pour les blogs du nouvel obs

29.10.2007

sud ouest aujourd'hui

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Après la liste de gauche conduite par Alain Rousset (PS) et celle de droite conduite par Alain Juppé (UMP), une liste atypique sans coloration particulière vient de se faire connaître. D'ores et déjà complète, elle est intitulée « liste électorale pour la culture » et elle sera conduite aux prochaines élections municipales par Stéphane Boudy, cinéaste de courts-métrages, écrivain (« L'Avion magique » édité chez Gunten), titulaire d'une maîtrise de philosophie obtenue à la Sorbonne. Il est prof de philo au lycée Max-Linder à Libourne.
« Il y a bien longtemps que chacun, acteur ou usager culturel à Bordeaux, rumine dans son coin sans initiative collective, sans mouvement d'ampleur », explique cet acteur culturel. « Ce que nous faisons là était prévisible. Nous le faisons pour tous ceux qui veulent une place plus essentielle pour la culture à Bordeaux. » Selon Stéphane Boudy et sa soixantaine de colistiers issus de droite comme de gauche, en majorité artistes ou usagers de la vie artistique, « quand Montpellier, Toulouse, La Rochelle, Nantes et Rennes remuent, Bordeaux dort ». Selon eux, aussi « sympathiques » que soient « nos grandes fêtes culturelles Escales du livre, Festival de cinéma au féminin elles mobilisent peu les Bordelais ».


« Fête du vain ». Pire selon eux, ces événements cèdent « parfois à la facilité » : Fête du fleuve, Epicuriales, Fête des jardins, Fête du vin, fêtes sans véritable contenu culturel... « La dépense d'énergie est pourtant considérable. » « Que Bordeaux cesse d'être la fête du vain », ajoute en souriant Patrick Lara, plasticien et directeur de campagne de cette liste citoyenne pour la culture (1).
En attendant la publication de son programme, après des débats citoyens, cette liste préconise une aide accrue à la formation et aux associations, la valorisation de « l'inventivité des acteurs et usagers culturels ». Et de citer des actions remarquables, comme les projections mensuelles de courts-métrages au Molière, les cartes blanches aux artistes du TNT, les expositions photographiques de rue, les projections en plein air du cinéma Jean-Vigo, le théâtre en herbe...
Le PIC préconise certes plus de culture et d'éducation à la culture mais, au-delà, l'élaboration d'une allocation municipale à la création, le transfert des compétences culturelles de la Ville à la CUB, des logements, des places en crèches et des marchés équitables.
Au niveau des espérances, Maud Andrieux, 26 ans, comédienne, évoque « un score souhaité entre 5 % et 10 % » pour peser dans le débat et avoir une représentation au Conseil. Une chose est claire : Stéphane Boudy accepterait volontiers une mission, « une force de proposition » quel que soit le vainqueur, et même dit-il avec sérieux, « un poste d'adjoint à la culture ». Et de conclure : « La politique n'est pas un fléau »... « On veut aider à la vie de la cité... La politique c'est ça. »

(1) PIC, Parti indépendant pour la culture, 9, cours de la Martinique http ://www.lepic.blogspirit.com. tél : 06 62 67 41 46. Rencontre le 1er décembre à 20 heures à l'Annexe, 9, cours de la Martinique. Au programme également concert du guitariste classique Frédéric Denépoux.

Entretien Francis Schwarz

13.09.2007

le reportage de france 3 sur le PIC

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VIDEO FRANCE 3 AQUITAINE